Jean-Roger Fourtinon

Au détour d’une carte postale

Jean Roger Fourtinon est né au Teich en Gironde le 25 février 1895, il est le fils de Nicolas Fourtinon et Marie Goubelet. Lors de son passage devant le conseil de révision en octobre 1914 à Mont-de-Marsan, il habite avec ses parents la commune de Bougue où il exerce le métier de mécanicien. C’est sans doute cette spécialisation qui fait qu’il est affecté à l’arme du Génie et envoyé pour faire ses classes au 2e régiment de génie à Montpellier. Ce régiment sert de dépôt pour les bataillons du génie des 16e, 17e et 18e corps d’armée. C’est entre son arrivée à Montpellier le 18 décembre 1914 et son départ pour le front le 2 avril 1915 qu’il écrit cette carte.

Cher ami,
je t’envoie cette carte pour te montrer l’allure que j’aie en militaire. tu me dit que Larry a l’envie de s’engager, mais si cette folie lui prend, une foie au régiment il pourra dire si j’avais sû. Qu’il fasse à son idée! Quand à moi j’en ai assez aussi; je suis en bonne santé et je t’en souhaite de même. Il parait que dans quinze jours nous sommes mobilisables. Moi je serai versé dans le 18e corps, et peut-être qu’on se retrouvera . J’ai écrit à Castells il me dit qu’il en une bande qu’il ont beaucoup de blague, mais ne font beaucoup d’effet; et me dit de revenir vite avec lui. reçois de ton copain une cordiale poignée de mains
Roger Fourtinon

Son parcours peut être reconstitué à partir de sa fiche matricule que l’on peut trouver aux AD de la Gironde, permet de reconstituer son parcours.
Sa première période de présence au front se termine le 17 mai 1915 lorsqu’il est blessé à la cuisse droite par une balle. Après une longue période de soins dans différents hôpitaux, il est envoyé vers la Tunisie où ils embarque à Bizerte le 10 novembre 1916 à destination du front d’Orient. Le 17 novembre il débarque en Egypte et il est transféré vers Suez le lendemain. le 25 mai 1917 il quitte l’Egypte pour se rendre un peu plus à l’est en Palestine.
Ce n’est que le 25 mai 1919 alors que la guerre est terminée sur le front occidental mais qu’elle se poursuit au Levant qu’il regagne les Landes. En attendant d’être démobilisé le 15 novembre 1919, il est affecté aux établissements Dorian à Mont-de-Marsan pour y exercer son métier d’ajusteur.

Publicité pour les Etablissements Dorian, Journal des Landes 31 décembre 1893

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